
600 Enfants
Imaginez une salle de classe petite et sombre aux murs suintants avec quarante-six enfants. Vingt-cinq sont noirs, douze mulâtres et neuf blancs. Seize ont des poux, quatre on la gale, onze de la conjonctivite, un a le corps bardé de furoncles. Vingt- trois sont couverts de cicatrices résultant d´agressions, douze ont déjà été blessés par balles, quatre au couteau, trois présentent des marques de brûlures. Vingt-six sont analphabètes, douze n´écrivent que leur nom, vingt-huit sont orphelins de père, hui de mère et six de père et mère. Dix-neuf ont été violés, trente-neuf ont déjà fumé de la marijuana, quarante et un ont respiré de la colle, vingt-deux sont drogués à la décoction de champignons, sept ont des tics nerveux, dont le bégaiement. Un est hypermétrope et souffre d´une cataracte dégénérative, un a une pneumonie, un probablement la tuberculose, un a la peau de la jambe droite si fragile suite à des brûlures au troisième degré qu´elle se rompt au moindre contact, vingt-trois ont des maladies vénériennes, six sont condamnés à mort par les narcotrafiquants, onze ont de sérieux désaccords au sein de leur propre communauté ou au sein de la prison, un a sur le corps dix-huit cicatrices de brûlures de cigarettes et a complètement perdu l’articulation de son coude gauche après avoir été attaché et traîné par une voiture. Cette salle de classe, dans une prison pour mineurs, dégage un mélange d’odeurs de dérangements intestinaux et de sueur. Ce groupe de malheureux ne dérange plus; on l’a retiré des rues, il ne met plus personne en danger. Ce groupe est mal-né, a grandi mal nourri ; dès l’enfance ils ont été battus comme s’ils étaient grands ; encore impubères, ils ont pratiqué le sexe comme des adultes… Ce groupe de misérables a vite découvert qu’une goutte de colle de cordonnier éloigne la faim et aide à dormir et que son coût est dix fois inférieur à celui d’un hamburger. Ce groupe d’enfants, complètement orphelins de l’Etat, a bien essayé de trouver un emploi mais a fini par céder aux appels des sirènes des trafiquants, avec leurs propositions d’argent facile et d’émotions sans limites. Ce groupe, au passé tragique et au futur sombre, est réuni dans cette classe, dans la torpeur d’un après-midi, pour écouter Mozart et peindre à l’huile. Il est surprenant de constater que le travail qui sort de cet atelier enchante et révèle, malgré tout, une réminiscence d’âme d’enfant chez ces gamins au vilain visage et à l’histoire triste. Grâce à l’apprentissage de la peinture et à l’écoute de la musique, plus de cinquante pour cent d’entre eux verront leurs peines réduites et seront considérés réadaptés à la société. Stimulés par des activités esthétiques et culturelles, ils s’émeuvent et récupèrent rapidement leur estime de soi et leur dignité. La violence à l’intérieur du groupe chute à zéro, sa récidive, trois fois moindre. Rien qu’à Rio, plus de cinq cents enfants sont assassinés chaque année. Cinq mille cinq cents subissent des lésions corporelles graves et soixante et onze pour cent de tous les enfants de Rio, indépendamment de leur classe sociale ou de la géographie urbaine, pâtissent de maladies psychosomatiques causées par la peur. Je viens de présenter devant la Commission des Droits de l’Homme aux Nations Unies, les photographies de cent soixante de ces enfants avec lesquels j’ai travaillé et qui ont en commun des corps marqués de quantité de cicatrices dues à la violence urbaine, domestique et policière. Les chiffres du recensement de la violence contre les mineurs à Rio nous permettent d’affirmer qu’il y a un génocide de jeunes en cours au Brésil ! C’est de cela dont nous devons nous occuper en priorité! (Texte publié par Veronese, maître de peinture dans les prisions de mineurs au Brésil)

600 Meninos- Antonio Veronese-Jornal do Brasil
Imaginem uma sala pequena e suarenta, quase escura, com quarenta e seis meninos .Vinte e cinco destes são negros, doze mulatos e nove brancos. Dezesseis estão com piolho, quatro com escabiose, onze com conjuntivite, um tem o corpo coberto por furúnculos. Dezesseis tem cicatrizes massivas resultantes de agressões, doze já foram baleados, quatro feridos à faca, três têm marcas de queimaduras.Vinte e seis são analfabetos totais, doze só sabem escrever o próprio nome, vinte e oito são órfãos de pai, oito órfãos de mãe, seis de pai e mãe. Nove deles foram violentados, trinta e nove já fumaram maconha, quarenta e um já cheiraram cola, 22 revelam uma grande “fissura” por chá de cogumelo, sete têm tiques nervosos entre os quais a gagueira. Um tem hipermetropia e catarata degenerativa, um está com pneumonia, um com suspeita de tuberculose, um tem a pele da perna direita fragilizada devido a queimaduras de terceiro grau, vinte e três estão com algum tipo de doença venérea, seis estão jurados de morte pelo tráfico, onze têm desavenças sérias na própria comunidade ou no presídio, um tem dezoito marcas de queimaduras a cigarro, um tem um pedaço de vidro encravado na face, e um perdeu totalmente a articulação do cotovelo esquerdo após ser amarrado a um automóvel e arrastado. Dos quarenta e seis, doze! estarão mortos antes de completar 25 anos. A sala, dentro de um presídio de menores, tem uma mistura de cheiros produzidos pelos desarranjos intestinais e a copiosa sudorese. Esse grupo de infelizes não incomoda mais; está retirado das ruas, não causa mais risco a ninguém. Esse grupo nasceu mal-nascido, cresceu mal-nutrido, desde pequeno apanhou como gente grande, ainda impúbere fez sexo como gente grande… Esse grupo de desgraçados logo descobriu que uma ponta de cola de sapateiro, dez vezes mais barata do que um cachorro quente, tira a fome e ajuda a dormir… Esse grupo de meninos, órfãos absolutos do Estado, até que tentou arrumar um emprego, mas acabou sucumbindo ao canto de sereia dos traficantes,com suas ofertas de dinheiro fácil e emoções sem limites. Esse grupo, de trágico passado e sombrio futuro, está reunido nesta pequena sala, na modorra da tarde, para ouvir Mozart e pintar a óleo e, surpreendentemente, o trabalho que resulta desta tosca oficina encanta a todos, e revela, apesar de tudo, uma remanescente alma de criança nesses meninos de cara feia e história triste. Pelo simples exercício de pintar e ouvir música, mais de 50% deles tem suas penas reduzidas ou comutadas, sendo considerados re-adaptados ao convívio social. Provocados por atividades estético-culturais emocionam-se e recuperam rapidamente a auto-estima e a dignidade. A violência intra-grupo cai a zero e a sua reincidência no crime é três vezes menor. Somente no Rio de Janeiro mais de 600 meninos são assassinados a cada ano. Outros 5.500 sofrem lesões corporais dolosas, e sessenta e um por cento de todas as crianças cariocas,independentemente de classe social ou geografia urbana, sofrem de doenças psicossomáticas relacionadas ao medo. Acabo de apresentar à Comissão de Direitos Humanos das Nações Unidas fotografias de 160 dessas crianças que trabalharam comigo, as quais têm em comum os corpos marcados por cicatrizes decorrentes da violência urbana, doméstica e policial.Os números censitários da violência contra menores no Rio nos permitem afirmar que há um genocídio de jovens em curso no Brasil! E, disso, precisamos tratar prioritariamente! Não advogo impunidade, pois sei que muitos destes infratores têm tal septicemia moral que têm que ser afastados do convívio social. Mas o que especialmente me incomoda é a constatação de que a imensa maioria deles poderia ser salva, mas , apesar disso, está simplesmente sendo jogada no lixo. (Texto publicado por Antonio Veronese no Jornal do Brasil-Rio)
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Le magazine Nuevamerica, publié aux États Unies, consacre son édition, de Décembre 2007, à une synthèse des arts plastiques en Amérique Latine. Avec un éditorial du célèbre critique et poète brésilien Ferreira Gullar. Artistes brésiliens sélectionnés : Oscar Niemeyer, Cândido Portinari, Tarsila do Amaral et Antonio Veronese
A revista Nuovamérica publicada nos Estados Unidos dedica sua edição de Decembro de 2007 a uma síntese das artes plásticas na América Latina. Com um editorial do célebre crítico e poeta Ferreira Gullar. Artistas brasileiros seleconados: Oscar Niemeyer, Cândido Portinari, Tarsila do Amaral e Antonio Veronese.
“Dans ces visages à l’apparence torturée, presque inquiétante et repoussante, Antonio Veronese a vu la parcelle lumineuse et nous la transmet. Ses visages, ses regards sont un vibrant témoignage de l’humanité qui existe en chaque personne”-Marinka Schillings-
“Nesses rostos de aparência torturada, inquietantes e quase repulsivos, Antonio Veronese pôde entrever a parcela luminosa, que ele nos revela. Esses rostos, esses olhares são um testemunho vibrante do humano que existe em cada um de nós” Marinka Schillings-
contacts:
antonioveronese@hotmail.com
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Univers Esthétique
Entre peinture et abîme
Entre a pintura e o abismo
Extrait de l’entretien paru dans la revue Chimères -Édition 68
Chimères: Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?
Antonio Veronese: J’ai depuis toujours été touché par notre vulnérabilité… Notre perplexité devant la vie et la mort… J’imagine que ça a profondément influencé ma peinture. J’ai eu une enfance pauvre… autour de moi j’avais les visages de l’échec avec une puissance, une dramaturgie, une beauté qui surpassent la superficialité des visages de la bourgeoisie. Depuis l’âge de 11 ou 12 ans, je suis obsédé par ce théâtre expressionniste, ces personnages en dehors des règles esthétiques de la pub. En me regardant, enfant, peindre ces visages, mon entourage me croyait fou. Mais un jour, par hasard, dans ce petit village où j’habitais à l’intérieur du Brésil, j’ai découvert un livre de Modigliani et je me suis dit: voilà, je ne suis pas le seul fou!
Ch.: Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre expérience avec ces jeunes prisonniers au Brésil ?
A. V.: Le gaspillage de talent. Des garçons tellement doués pour la musique ou le sport, incarcérés à cause de délits sans gravité, prisonniers à cause de l´oublie de l’État, et mal récupérés à cause de l’incompétence de l’État. Ce drame brésilien s’impose avant tous les autres. C’est une question de dignité nationale. En dehors de la question morale, il y a la question quotidienne de la violence… La source de cette violence, c’est la frustration de ne pas réussir dans les canons du matérialisme d’une société obsédée par la réussite. C’est pour ça que j’ai dit que la violence carioca est une forme moderne de lutte des classes.
Ch.: Face à un échecpluriel: famille, école, rue… comment aider un enfant en rupture sociale?
A. V.: En le sensibilisant, en faisant ressortir ses émotions aux contacts des conquêtes de l’humanisme : de l’art, de la musique, de la danse, du théâtre… Ce sont des choses très efficaces pour les enfants en situation d’extrême risque. L’esthétique, c’est un médicament !
Ch.:Comment, selon vous, articuler protection de l´enfant et traitement de la délinquance juvénile?
A.V.: L´enfant délinquant a besoin, comme jamais, de la protection de l´État et de la société. Parce qu´il est placé “au front” de la société, il est confronté à des risques extrêmes…Il est toujours au bord de l´abîme. Donc, l´État qui n´a pas assuré sa formation doit s´engager fortement dans sa protection.
Par rapport à la délinquance juvénile, je ne suis pas du tout l´avocat de l´impunité. Je trouve que certains des ces gamins souffrent d´un tel septicémie moral qu´ils doivent être écartés de la société. Le problème est qu´au Brésil l´immense majorité des ces enfants pourrait encore être sauvée mais, malgré ça, ils sont en train d´être jetés à la poubelle.
Ch.: Des quels fondamentaux faudrait- il disposer pour prévenir la délinquance juvénile?
AV.: Dans la situation brésilienne, il faut d´abord récupérer l´école publique. Je suis issu de l´école publique qui, il y a trente ans, était de très bonne qualité. Il faut la récupérer surtout parce qu´elle atteint les classes les moins privilégiées, celles qui sont les plus touchées par la violence. Au Brésil, la violence est un phénomène qui affecte surtout les pauvres et la justice est un outil surtout pour les riches. Pour qu´un enfant échappe à cette spirale, il faut que l´État s´engage fortement à sa formation. Ceci est notre grande urgence, notre priorité.
Ch.:Pourquoi peindre aujourd´hui?
AV.: Parce que la peinture est toujours une nécessité humaine; parce qu´il y a une urgence contemporaine; parce que ce serait un appauvrissement que de laisser seulement à la littérature et au cinéma le rôle de capter et de réagir à contemporanéité.
Ch.: La peinture n´est-elle pas dépassée historiquement?
AV.: Non, au contraire, elle continue à être uns des moyens d´enregistrement
les plus fiables, et un des outils plus sophistiqués de l´Homme.
Ch.: Pourquoi cette obsession pour le visage?
AV.: Parce que sa complexité est inépuisable. J´ai ouvert la boîte de Pandore.
Ch.: La peinture est-elle encore un instrument efficace pour la dénonciation des violences?
AV:. La preuve c´est que vous êtes là, pour m´interviewer
Chimères, revue fondée par Gilles Deleuze et Felix Guattari

English Page:
http://www.antonioveronese-english.blog.com/5/
Les enfants et les visages
“Seus rostos traçam um perfil angustiante do país. Um inventário definitivo desses nossos tempos de cólera”.
Jornal do Brasil
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“São notáveis a luta e obra de Antonio Veronese para diminuir a violência
contra jovens no Rio de Janeiro” -Hillary Clinton, primeira dama dos Estados Unidos- 1997
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“Mais uma vez Antonio Veronese põe seu talento à serviço da luta pela redenção social do país”. Informe JB- Jornal do Brasil- 4-8-1996
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Veronese reçoive Danielle Mitterand à la Galerie Celal-
“Ao recolher meninos infratores em seu atelier, Veronese os transforma simplesmente em meninos. Quando os ensina a pintar, transforma-os em artistas.”
Antonio Callado
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“Com a exposição Veronese e os Meninos Infratores, Antonio Veronese conquistou, definitivamente, lugar de destaque entre os expoentes da arte nacional”
-Revista Mulher de Hoje- Bloch Editores 1997

Exposition au Musée Historique de Saint-Cloud- 2009
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“Espero que a obra do extraordinário Antonio Veronese, hoje instalada nesta casa, possa contribuir para que Sua Excelência, o Senhor Presidente da República, compreenda a natureza do movimento dos Sem-Terra.
Senador Eduardo Suplicy- Discurso no Senado Federal- 4-9-96
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Visages du Silence-Paris 2003
“Fiquei encantada e espero que tenham reconhecido a importância do trabalho de Antonio Veronese”
-Jornalista Marília Gabriela

Atelier de Barbizon
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“Por sua profunda identificação com seu tempo, o painel “Famine” de Antonio Veronese é uma obra definitiva na pintura brasileira”
-Anita Schwartz- Galeria Anita Schwartz- Rio
Atelier de Barbizon
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A pintura do Veronese pega a gente pelos olhos e bate fundo no estômago”
Jô Soares no programa Jô Onze e Meia
Veronese à Barbizon
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“Os rostos de Veronese mostram um domínio absoluto da expressão humana; traços fortes do pincel de um grande pintor”
Edgard Azevedo- Galeria Contorno- Rio
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“O trabalho de Antonio Veronese é extremamente fascinante, uma experiência belíssima que nós precisamos comunicar ao país”.
Francisco Weffort-Ministro da Cultura
Avec Boris, le petit prince.
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Frases pinçadas de entrevistas de Antonio Veronese

“Mataram o menino por causa de uma embalagem de pão de forma. Três tiros pelas costas, e o bichinho estatelado ali, agarrado ao “panis-nosso-de-cada-dia”’.
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- “Nào advogo impunidade. Sei que parte desses meninos sofre de tal septicemía moral que tem que ser afastada da sociedade. O que dói é constatar que a imensa maioria deles poderia ser salva mas, apesar disso, está simplesmente sendo jogada no lixo”.
Londres-2008
Meu Rio é o de Carlos Lyra, nao o do comando vermelho-Entrétien à la Radio France-
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-“O salário semanal de uma criança na colheita do sizal equivale à produção diária de uma cabra. E eu me pergunto: na mais chula da políticas sociais, não dá prá dar uma cabra prá cada família que tem um filho no sizal?’
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-“Eu dou mil razões pro menino largar o tráfico. Mas o chefe da boca e dobra a minha oferta no ato!”
Avec Augusto Boal-Unesco ,Paris
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“A violência carioca é uma forma moderna de luta de classes…”
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“…a crise carioca é uma crise de inteligência… a elite pensante do Rio cabe em uma platéia do Canecão.”
Avec Manfredo Souzaneto- Art Paris-2009-Grand Palais
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“Há mais coisa entre o céu e a terra do que sonha a nossa vã burguesia…”
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“No Rio, carro blindado virou símbolo de status …”
Famine- Parlement du Brésil-
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“Nós creditamos nossas mazelas à classe política, mas negamos a re-eleição a Biscaia e fizemos de Maluf o mais votado do país!”
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” O Rio perdeu a embocadura…quando vejo os vestidinhos de Rosinha sinto uma saudade danada de Nara Leão…”
Art Paris-2009
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” A eleição desse garotinho é um atestado de provincianismo…”
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“Uma cidade que sofre o medo cotidianamente é uma cidade derrotada…”
Atelier de Barbizon
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” …desobediência civil é a única forma de enfrentar a septicemía da violência”
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“Nossa imprensa está cheia de fast-thinkers ou, como preferem os italianos, de tutólogos: gente que lê as notícias pela manhã, consulta os alfarrábios à tarde, e vomita vã filosofia na edição do dia seguinte”.
Atelier de Barbizon
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” No Brasil todos temos le devoir de l´insolence…”
Exposition Mairie du 6ème-Paris 2010
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“No Brasil ser pobre é um fato consumado!”
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” Nossa elite tem horror à reforma agrária mas sonha em morar na Europa, esquecendo-se que a Europa contemporânea é fruto de uma imensa reforma agrária”
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“Penso, logo desisto!”
Avec l’équipe CCTV-Chine- Atelier de Barbizon
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“A crítica, mesmo a mais contundente, é uma forma de amar”
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” O meu Rio é o de Carlos Lyra, não o do Comando Vermelho!”
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Atelier de Barbizon
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“O ataque que sofreu a senhora Leila Schuster … ” veja Artigos Publicados em:
www.antonioveronesephotos.blog.com
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”O Rio precisa olhar-se no espelho, pois sentir vergonha já é um bom começo”
Entrevista à Rádio France- Julho 2003
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“Manifestos” de Veronese ganham novo olhar em Paris
Betty Milan especial para o jornal Folha de Sao Paulo
Depois de uma primeira exposição em julho na Capela da Humanidade em Paris, “Os Rostos do Silêncio”, que retrata os menores dos presídios brasileiros, Antonio Veronese faz uma segunda exposição neste mês. Por ter tido sucesso de crítica –artigos no “Le Figaro” e no “Le Monde”– bem como sucesso de venda. Dos 61 quadros apresentados, 41 foram vendidos na França.
A mostra abriu na mesma Capela da Humanidade e agora apresenta “Choro”, pequena tela que pertence à rainha Silvia da Suécia e que se transformou num ícone mundial da denúncia da violência contra as crianças no Brasil e no mundo –a tela já esteve em exposição no Canadá, nos Estados Unidos, na Suíça e em Portugal.
Veronese é um pintor autodidata com uma obra considerável. Trinta exposições individuais, além de painéis e polípticos em lugares chaves : “Save the Children”, nas Nações Unidas, “Tensão no Campo”, no Congresso Nacional, em Brasília, “Dormindo na Rua”, na Universidade de Genebra, “Brasileiros”, no Museu Nacional de Belas Artes do Rio de Janeiro, “Just Kids”, símbolo mundial do Unicef.
A arte de Antonio Veronese é indissociável da vida e, por isso, ele fala da sua pintura como se fosse um manifesto, acrescentando que não é importante as pessoas gostarem dela, rostos que são a expressão mesma da perplexidade, do medo e da impotência. O que importa para Veronese é a sua arte não passar desapercebida. E ela não passa! O que aconteceu em Paris é a prova incontestável disso. Dela Tom Jobim já havia dito: ” na pintura de Veronese estão os protagonistas da guerra civil carioca” e Jô Soares declarou que ela “pega pelos olhos e bate fundo no estômago”.
Betty Milan escritora e psicanalista,autora de “A Paixão de Lia” e “Paris Não Acaba Nunca”
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“A arte precisa provocar o espanto, mas só os idiotas se espantam com o ordinário” -
Antonio Veronese em entrevista ao Jornal da Tarde
Convidado pelo Jornal da Tarde do grupo Estado para avaliar a Bienal de São Paulo, o artista plástico Antonio Veronese faz duras críticas ao tradicional salão paulistano.
A ideia de chamar Veronese para analisar a Bienal deveu-se ao fato de que, no mês passado, Veronese foi responsável por uma tremenda confusão no Whitney Museu de Nova York. Depois de pagar 10 dollares pelo ingresso para a BIENAL WHITNEY 2002, e constatar que a mostra americana era uma sucessão de instalações sem nenhum sentido, Veronese voltou à portaria do Museu nova yorquino e exigiu seu dinheiro de volta. A direção do museu ameaçou chamar a polícia. Veronese disse que ele mesmo a chamaria e , em cinco minutos, voltou acompanhado de um policial. Disse que queria que o oficial de policia o acompanhasse em uma nova visita à exposição. Então, em uma das salas, Veronese retirou uma das suas botas do pé e a colocou numa das instalações que faziam parte da exposição. “Veja, disse ao guarda, a minha bota se incorpora automaticamente à exposição; isso não é Arte!!” Diversas pessoas que assistiam à cena começaram a aplaudir e apoiar o protesto e armou-se uma pequena rebelião dentro do museu. O gerente então, pressionado pela situação, voltou atrás e devolveu o dinheiro a Veronese.O acontecimento inédito em um museu nova yorquino, chamou a atenção do jornal New York Times que, numa matéria posterior, criticou duramente a Whitney Bienal, dizendo que ” Veronese oxigena o debate da arte contemporânea. Convidado pelo Jornal da Tarde para analisar a Bienal paulista, Veronese foi ainda mais contundente, chamando a mostra , na edição deste jornal do dia 13 de abril, de uma piada, um grande engodo.”Isso é tão grave quanto a interferência nazista na criação artística, pois cria conceitos de uma grande leviandade”.
Segue a transcrição da matéria do Jornal da Tarde de 13 de abril de 2002
Essa Bienal é um Engodo, diz Veronese
André Nigri, especial para o Jornal da Tarde
O artista plástico brasileiro que exigiu o dinheiro de volta na Bienal 2002 do Museu Whitney em Nova York, foi à 25* Bienal de SP a convite de JT e analisou o que vale e o que não vale o ingresso.
“Há mais emoção e história em uma simples aquarela de Egon Schiele (1880-1918) do que em todo o pavilhão da Bienal” paulistana. A frase de Antonio Veronese pode dar a entender que seu autor, um artista plástico brasileiro que transita entre os Estados Unidos e a Europa, é um outsider ressentido com os colegas que expõem na maior mostra de arte contemporânea da América Latina. No entanto Veronese tem quadros seus pendurados nas Nações Unidas ( Painel Save the Children) , na FAO em
Roma ( Painel Famine), no UNICEF ( Painel Apenas Crianças), no Congresso Nacional ( Painel Tensão no Campo), na Universidade de Genebra , etc… Alem disso, Veronese expõe e vende nos Estados Unidos e na Europa, e é um velho militante de causas sociais no Rio- cidade onde fica quando visita o Brasil. Ao comparar a obra de Schiele às instalações e performances dos 190 artistas de 70 países abrigados na 25* Bienal de São Paulo, aberta até junho, Veronese coloca em discussão o que se faz e o que se classifica de arte hoje e para que ela serve. “Quase tudo que está aí dentro não vale nada. É uma piada encher esse prédio com obras que são um engodo” disse ele, na manhã de ontem, depois de visitar o Pavilhão do Ibirapuera a convite do JT. Ao contrário do que aconteceu no mês passado , no Whitney Museu de Nova York, não foi preciso chamar a polícia para esfriar os ânimos de Veronese desta vez, mas sua reação foi contundente da mesma forma. “A maioria do que vi no Whitney e que vejo aqui é resultado de uma idéia imediatista. Esses artistas são filhos espúrios de Duchamp” disse.
Consciente de que está comprando uma briga feia com a classe artística brasileira, Veronese não poupa nem os curadores de suas críticas: “São eles os maiores responsáveis por esse lixo. Não há mais curadoria decente na Bienal. E digo isso sabendo que muita gente gostaria de dizer o mesmo , mas não o faz”. Ao ser confrontado com algumas obras da Bienal paulista, Veronese foi categórico. Chamou a instalação de José Damasceno de leviana, e ao aproximar-se da obra do gaúcho Daniel Acosta, intitulada “Estação Avançada com Paisagem Portátil”comentou: “Se nós mudarmos o nome disso para Estação Neutral de Azul Profundo, não faria a menor diferença.. Em relação ao trabalho do carioca Chelpa Ferro , um automóvel que foi destruído em uma performance na abertura de
Bienal, disse, “Acho um absurdo que uma bobagem dessas ocupe um lugar tão precioso de uma bienal. Deveria estar num ferro velho”. Qual seria a saída? Para ele, o inicio seria decretar a morte das instalações nos espaços dos museus: “Ninguém suporta mais isso!! Chega desta vanguarda vazia. Acreditar que tudo já foi feito e que temos que montar essas bobagens é encenar a própria
decadência do Homem”
Entrevista ao Jornal da Tarde depois das críticas às bienais Whitney e São Paulo.
Rádio France-Você , quando critica as bienais do Whitney e de São Paulo, não está negando aos artistas conceituais o direito de expor seus trabalhos? Isso não é antidemocrático?
Antonio Veronese- Eu não nego a ninguém o direito à exibição. Só acho que essas instalações deveriam estar na Disneyworld e não nos museus. São objetos para o divertimento e a interação, da mesma forma que um boliche ou stand de tiro-ao-alvo.
RF-O que gerou a sua reação encolerizada no Whitney?
AV- Não foi uma reação encolerizada. Foi uma reação natural de quem se sentiu ludibriado tendo que pagar para ter acesso a um amontoado de futilidades. Os “autores” destes farsismos se trancam no banheiro e riem de todos nós. O que fazem é terrorismo estético. Eles sabem que não têm nenhum valor -eles estão conscientes disso!- mas contam com a cumplicidade de curadores e com a covardia da crítica.
RF-Você chama a esses artistas de filhos espúrios de Duchamp. Por quê?
AV-A criação artística é produto de duas experiências: uma histórica e outra pessoal.O artista tem que conhecer a Arte que o antecedeu, mas precisa também da segunda experiência, a pessoal, fruto do trabalho contínuo, do lento avançar naquilo em que trabalha. Cezane, aos 64 anos já havia parido o modernismo, mas reclamava que ainda não havia conseguido ir até o fim em sua busca. caminho é longo e exige paciência e dedicação. Esse pessoal das instalações é culto, conhece a História, mas tenta dar uma rasteira na segunda exigência, a da experiência pessoal. Socorre-se para isso de conceitos que serviram em outras situações mas que, no caso deles, não passa de malandragem. O Urinol virado por Duchanp foi uma consequência da sua busca pessoal, num contexto particular e específico. Mas defender que o urinol possa ser manipulado indefinitivamente é encenar a nossa própria decadência. Por isso que eu digo que os conceitualistas são filhos espúrios de Duchamp.
RF-Você não está, com essa tese, restringindo a manifestação artística à pintura e à escultura?
Que diferença tem essa sua crítica da que sofreram os impressionistas no final do século XIX?
AV-A Arte é da natureza dos homens. Ela não é espontânea na natureza. É produto da interferência do homem, que não pode ser supérflua ou presunçosa. Victor Hugo dizia que a obra de arte é uma variedade do milagre. Para Malraux os artistas não são copistas de Deus , mas seus rivais. A arte contemporânea quer socializar o direito de produzir arte, antes restrito aos artistas.O que produz é facilmente copiável, diferentemente de um retrado de Rembrandt ou de uma mesa com maçãs de Cezanne. Para mim comparar a minha crítica com as que sofreram o impressionismo e o modernismo é uma inocência. Uma vez eu `incorporei” minha bota de couro a uma instalação no Whitney do Soho em Nova York. Só fui busçá-la no dia seguinte. E ela estava lá, no mesmo lugar em que a deixei. Ninguém se deu conta de que, por 24 horas, eu havia me tornado co-autor da instalação. Isso seria impossível com uma tela de Bacon ou de Lucien Freud. A crítica foi , durante muitas vezes na História, preconceituosa e totalitarista. Mas questionar meu direito de criticar agora é também uma forma de totalitarismo. Para mim há mais humanidade em uma simples aquarela de Egon Shiele do que em toda a Bienal de São Paulo reunida. A Arte precisa do espanto, mas só os pobres de espírito se espantam com o ordinário.
antonioveronese@hotmail.com
Visages de Veronese-Mairie de St-Germain des Près-Paris-2009
Antonio Veronese: O Arroto de Caetano Veloso
http://antonioveronesephotos.blog.com/
YOUTUBE
http://www.youtube.com/watch?v=7_FnZ4tBQHk&feature=fvsr
http://www.youtube.com/watch?v=ciqbcfckxbA
Sans Paroles!!
a g e n d a
“FACES IN THE SHADOWS”
PAINTINGS BY ANTONIO VERONESE
The Paul Mahder Gallery presents a U.S. premiere series of paintings, “Faces in the Shadows” by Antonio Veronese. Reception will be held on Thursday, September 10, 2009 from 6 – 9pm. This exhibit will be on display through November 15.
Internationally recognized Brazilian artist Antonio Veronese currently lives and works in France. He was born of Italian parents in Brotas, a small town near São Paulo in 1953. At an early age he was obsessed with drawing faces and he’s been painting ever since. Now he’s a master painter.
This exhibit may be enjoyed during our regular gallery hours of 10am – 7pm Monday through Saturday and Sunday, 1-5pm.
Paul Mahder Gallery
3378 Sacramento Street
San Francisco, CA 94118
Atelier de Barbizon
-Ci-dessous, des textes simultanés en FRANÇAIS et en Portugais..
-Abaixo, textos simultâneos em Francês e PORTUGUÊS.